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 Silvano De Bragance [Vampire du VII - Terminé]

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Gentleman Lettré

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Silvano De Bragance
Gentleman Lettré

Inscription : 26/03/2015

À SAVOIR
Âge : 246 ans
Couleur de parole : #ffcc99
Dons:
DonsTypeNiv
1Hypnose01/10
2Discrétion05/10
3Auspex06/10

MessageSujet: Silvano De Bragance [Vampire du VII - Terminé]   Jeu 26 Mar - 16:51


État civil

• Nom complet : Xavier Silvano de Bragance
• Race : vampire
• Date/lieu de naissance : 7 Août 1823 / Rio de Janeiro
• Age : 246 ans.

• Adresse actuelle : Lupus Street
• Profession : Professeur honoraire en langues anciennes
• Statut marital : Veuf (multirécidiviste)

• Taille / Poids : 192 cm pour 85 kg
• Couleur des cheveux / Yeux : Blond vénitien / Bleu-vert

Particularités

• Signe(s) particulier(s) : Un bouc relativement mal taillé.

• Une info importante ? A une époque, Xavier a été membre du Cercle, un bar homosexuel où se retrouvaient de nombreux soldats de l'armée Suisse.


• Crédit avatar : APH France by Jiuge

Statistiques

Aptitudes

• Hypnose : 1
• Discrétion : 4
• Auspex : 5

• Explications : Il s'agit en réalité de rétrocognition. Lorsque Silvano se concentre, il est capable de percevoir les « souvenirs » d'un objet, les gens qui l'ont touché, l'environnement. Cela fonctionne malheureusement également sur les gens, mais il contrôle assez peu ce pan de son pouvoir, et il lui arrive d'avoir des aperçus du passé d'une personne sans qu'il le veuille, ce qui peut être assez gênant. Les souvenirs ne sont jamais très longs et toujours épuisants, et peuvent remonter à cinq minutes comme à des années, puisqu'il ne dirige pas véritablement son « don ».
Contrôle de la Bête

80 %
Silvano se contrôle très bien en règle générale, même s'il a appris à le faire au prix fort.


Descriptions

Physique

Silvano est très grand, et il l'était surtout pour son époque. Il est également musclé en finesse. Son maintien est absolument parfait, né d'années d'entraînement et d'éducation. Son air est souvent doux, et il n'a aucune conscience du fait qu'il est un très bel homme. Il apparaît souvent comme assez maniéré, cependant, mais son langage, lorsqu'il s'exprime, est d'une politesse sans faille. Sa voix est très légèrement éraillée et grave.

Il prête très peu d'intérêt à la façon dont il se vêt, au taillage de sa barbe peu fournie, ou même à ses cheveux, qui lui atteignent les omoplates en douces ondulations. Il n'hésite pas à acheter des vêtements de marque car lorsqu'il parvient à se convaincre d'aller jusque dans une boutique, il aime se faire servir.

Caractère

Il est très difficile de dire qu'on remarque Silvano. Son caractère est en apparence extrêmement lisse, voire placide. Il est facile de le prendre pour un idéaliste un peu stupide. Il est royalement timide et introverti, et d'une gentillesse totalement écœurante. Jamais il ne s'énerve, ni ne hausse le ton, préférant la solution que d'aucuns diraient du lâche, en ignorant simplement les vexations. C'est également un véritable cœur d'artichaut qui s'attache très rapidement et en a souffert perpétuellement. Il est passionné par ses livres, ses études,et la musique, leur consacrant la majorité de son temps. Il déteste par-dessus tout toucher les gens et ne le fait jamais volontairement.

Il peut parfois avec des idées très antiques, notamment en termes de galanterie, par exemple, ou dans le naturel avec lequel il considère l'idée de se faire servir.

Cependant, tout au fond de lui, il se délecte parfois dans la sauvagerie de la guerre et du sang. Il s'en gave, s'en gorge, et cela lui fait terriblement peur, car il sait ce que la bête et la Bête peuvent lui faire faire, il en a fait la terrible expérience. C'est une des raisons pour lesquelles il s'efface tant également.

Possessions

Silvano possède un manoir du côté de Notting Hill, avec armée de serviteurs et garage de Rolls Royce et Jaguars en tous genres. Il possède une demeure au Brésil, où il ne se rend jamais, et un haras dans la campagne écossaise.

Histoire

Entourage

Le VII, où il n'est pas certain que l'on se souvienne toujours de lui. Ses serviteurs qui ignorent qui ils servent et qui constituent son troupeau. Divers érudits, curateurs, libraires et artistes, principalement humains. Ses élèves.

Histoire

Demeure de Pierre Ier De Bragance, Empereur du Brésil, 7 Août 1823 : Il était malaisé de voir, dans la lueur tamisée des chandelles, la Reine en plein travail. Elle n'en était pas à son premier, et elle avait bon espoir de donner naissance à un fils, après avoir perdu le premier. Cela s'engageait mal, cependant, et elle y était déjà depuis de nombreuses heures. Elle sentait ses forces diminuer, s'évanouir malgré les encouragements des médecins. Elle était épuisée par les saignées, par l'effort. Si elle devait rejoindre le ciel ce jour, elle espérait au moins que son enfant vivrait. Et son époux, elle n'en doutait pas, trouverait en peu de temps de quoi la remplacer. Elle remâcha son amertume, qui lui donna une force nouvelle pour expulser sa progéniture qu'elle espérait saine dans l'air moite et étouffant de ce pays.

Dans son salon, Pierre De Bragance passait le temps en se délectant d'un délicieux armagnac et de tabac de la plus haute qualité. Il n'avait guère d'inquiétude pour celle qui était, devant Dieu plus que dans son cœur, sa femme. Il avait déjà, disséminé à travers le pays et par sa famille restée en Europe, de nombreuses prétendantes d'excellent pedigree qui sauraient lui donner une progéniture forte. Et mâle, surtout. Un serviteur pressé vint l'informer de la délivrance, et il se rendit dans la pouponnière à longs pas tranquilles. Il se savait grand et élégant et n'hésitait guère à en jouer.

Il fut satisfait, bien entendu, d'apprendre qu'il s'agissait d'un fils, et sitôt qu'il eût vu et surtout entendu les vagissements de l'enfant, il partit rejoindre ses conseillers pour leur apprendre la naissance d'un héritier, Xavier Silvano de Bragance, Prince du Brésil.


Manoir d'été de Pierre Ier de Bragance, en lisière de forêt d'Amazonie, Juin 1830 : Xavier était, depuis qu'il avait pris conscience de son environnement et de son individualité par rapport à celui-ci, un jeune garçon plein de fougue. Il était entier et passionné dans toutes ses actions, étudiant de toute son âme lorsque ses précepteurs attendaient de lui qu'il étudie, maniant son épée émoussée avec ferveur sous la férule attentive de ses maîtres d'arme, jouant avec un abandon que seuls peuvent avoir les enfants innocents.

C'était au cours de l'un des fréquents exercices d'équitation qui lui étaient prodigués que ce qu'il nomma plus tard « l'accident » advint. Son placide poney se déplaçait en suivant les ordres sereins transmis par la pression des genoux du garçon. Il s'agissait de l'exercice du jour, apprendre à utiliser des signaux plus subtils que la blessure du mors pour guider un animal. Et surtout pour être à même d'utiliser une arme en chevauchant. Ce n'était pas exactement sa matière préférée, au même titre que les armes. Il préférait de loin se plonger dans les ouvrages finement reliés de cuir, certains encore retranscrits manuellement et enluminés avec art. Sa deuxième passion était les langues. A son jeune âge, il parlait déjà couramment le grec et le latin, le portugais et le français. Il lisait presque tous ces dialectes également. Presque.

Concentré, il observait avec attention la flore luxuriante de la forêt, profitant du chaud et brillant soleil tapant sur ses vêtements légers de monte, brûlant sa peau, la colorant, la dorant. Il sentit la nervosité de sa monture, se tournant légèrement vers son instructeur pour le lui signaler, lorsqu'il sentit la bête se ramasser, avant de partir telle une furie. Feu l'animal placide. Il sautait et avalait les lieues sous ses sabots, ne prêtant guère attention au poids plume s'accrochant à sa crinière comme si sa vie en dépendait. Ce qui n'était probablement pas faux, au demeurant. Il voyait à peine le sol défiler sous ses yeux, alors qu'il tentait désespérément de rester en selle.  Il sentit à nouveau le poney rassembler ses jambes pour sauter au-dessus d'un arbre abattu. Il se redressa dans ses étriers, prêt à se réceptionner. L'atterrissage, en revanche, fut une surprise pour tous deux. Les antérieurs s'enfoncèrent dans un sol meuble, marécageux. Dans le silence ambiant tout relatif, la fracture des deux jambes de sa monture résonna comme un coup de tonnerre. L'animal fut stoppé net, au contraire de Xavier qui, emporté par son élan, bascula par-dessus sa tête, le projetant à plusieurs mètres, où il s'empala sur des branches dont les doigts morts et tordus se dressaient vers le ciel en une supplique muette. Il entendit autant qu'il sentit le bois dur s'enfoncer dans son bras, dans ses côtes, dans sa gorge. Puis il sombra dans l'inconscience, tourbillon mystérieux qui l'emmena derrière son voile.


Maison de convalescence, bord de mer, Décembre 1831: Ils avaient tous parlé de miracle. Lui n'en voyait pas. Certes, il avait survécu, malgré les blessures, malgré l'incertitude à cette époque. Mais en quel état ? Du haut de ses huit ans, il sentait déjà la vilaine tête de l'amertume pointer en lui. Il venait de perdre toute prétention au trône qui aurait dû lui revenir de droit par la naissance au profit de son jeune frère, Pierre, en faveur duquel leur père venait d'abdiquer. Non qu'il eût tant d'ambitions que cela. Mais les circonstances, en revanche, ne lui donnaient pas d'indulgence. Cela faisait plus d'un an désormais qu'il lui était difficile de s'entraîner de son bras blessé, ou de rester assis de trop longues heures.

Mais plus que tout, il souffrait, véritablement, de la plus grosse perte qu'il ait jamais eue à subir. La cicatrice qui courait de sa clavicule jusque son menton en était le rappel cuisant. Il avait perdu sa voix, et par-là même, l'un de ses plus grands bonheurs. Depuis, il se contentait d'apprendre, avec ferveur et presque rage, à lire. Tout et n'importe quoi. Peu importait le sujet, peu importaient la langue, le support. Depuis l'Accident, Pierre Ier n'avait pas daigné venir le voir. Pire, il avait quitté le pays, la queue entre les jambes, et déserté sa famille. Il n'avait jamais eu grande affection pour lui, mais cet abandon restait une douleur en soi. Son monde, dans sa globalité, s'était écroulé. Il avait eu un avenir brillant et tout tracé. Il n'avait plus rien. Et il se demandait encore quelle cruelle ironie avait eue Dieu de l'obliger à vivre tout ceci. Il n'avait, de plus, guère d'amis avec qui il n'aurait pu, de toutes les façons, échanger.


Demeure de Pierre II, Empereur du Brésil, Janvier 1837: Le cliquètement de la côte de maille, le ahanement de son souffle sous le casque, le fracas des épées, emplissaient ses oreilles. La transpiration lui brûlait les yeux alors qu'il joutait sous l'écrasant soleil brésilien, sous le regard de son frère l'empereur. Il faisait de son mieux pour tenter de le protéger des turpitudes de la Cour, de l'aider non pas à régner, mais simplement à être, parfois, un jeune garçon. Il l'emmenait chasser, même. Cependant, la plupart du temps, il se plongeait dans les diverses matières de son instruction. Il n'avait pas abandonné cela, même s'il se découvrait un amour croissant pour les armes. Il y trouvait un exutoire à la colère qui le rongeait face à son impuissance, à sa situation, de façon générale. Il sentait, voyait, la souffrance et la solitude de Pierre, et cela le rongeait d'avoir failli, et de l'avoir obligé à se fondre dans un moule qui n'aurait jamais dû être le sien.


Rio de Janeiro, Manoir de la Maison de Bragance, Juillet 1840: Elle était magnifique. Cela faisait des années qu'il espérait pouvoir la courtiser. Bien évidemment, il lui était complexe de le faire, et cruel, presque, d'y croire. Il aimait tout en elle, son caractère tendre, ses yeux noirs et ses formes généreuses. Son esprit lui tirait de rares sourires. Face à elle, il se sentait parfois comme un enfant inculte, incapable de penser clairement. Pierre avait bien vu son attirance pour la demoiselle, et malgré la charge de travail qui lui incombait déjà, il avait pris sur lui d'arranger cette union, comme une surprise pour celui qui n'était déjà jamais parvenu à se faire pardonner pour son abandon. Une dette s'ajoutant à une dette. Cependant, il voyait bien que la charge finissait par l'accaparer, et qu'il la ressentait moins comme une contrainte, l'acceptant et l'embrassant.

Les mariages d'amour étaient plus que rares dans leur milieu, et il était conscient qu'elle-même n'éprouvait pour lui qu'une attention polie due à son rang. Il ressentait une pointe au cœur en y songeant, mais il n'y pouvait rien faire, malheureusement. A part l'aimer tant et plus dans l'espoir d'influencer ses penchants.


Même endroit, Décembre 1843: Il pleuvait ce jour-là. Et jamais n'avait-il autant regretté d'avoir perdu sa voix, de ne pouvoir hurler au ciel et à la face du monde son désespoir, son déchirement. Il ne sentait ni la pluie, ni le vent, ni la boue qui collait à ses vêtements, alors qu'il berçait contre son corps glacé les cadavres de sa femme et de ses enfants. Il ignorait encore, à ce jour, ce qui leur était arrivé. Mais il savait qu'il n'aurait de cesse de chercher, et qu'il ne serait satisfait que le jour où ils seraient effectivement vengés. Il leva son regard perdu sur Marcus, son instructeur de langue des signes, devenu ami et confident. Ils s'étaient rencontrés peu de temps après la sortie de la maison de convalescence. Jamais Xavier n'avait compris de quelle façon le jeune homme l'avait trouvé. Par son enseignement, il lui avait ouvert un tout nouvel univers, et surtout, lui avait appris une nouvelle langue, ce qu'il n'aurait plus cru possible depuis la perte de sa voix. Le précepteur était italien, un homme intriguant et fascinant aux yeux de l'enfant, avec son regard sombre et son élégance sauvage. Sa démarche martiale était sublime, aucun geste n'était perdu, et l'attachement des deux garçons avait souvent laissé à Anita un goût amer. Elle l'avait maintes et maintes fois accusé de le préférer à elle, et jamais n'avait-il pu s'expliquer, puisqu'elle avait refusé d'apprendre le seul langage qu'il pût encore parler. Elle s'était peu à peu éloignée de lui, malgré son amour, malgré les enfants, malgré la vie qu'il tentait de lui offrir en dépit de la haine qu'il ressentait toujours envers lui-même. Mais elle n'avait jamais compris. N'avait jamais essayé. C'était d'ailleurs dans cet état d'esprit qu'elle avait quitté la maison ce jour, pour s'éloigner de lui.

Cela n'en rendait la perte que plus grande encore. Elle n'avait pas su, il n'avait pu lui faire comprendre, se faire pardonner, peu importait. Elle méritait tous les sacrifices à ses yeux. Elle était sa vie, son âme et bien plus encore. Il avait failli, à nouveau. Il avait une nouvelle fois perdu une part de lui, moins physique, peut-être, mais tout aussi douloureuse, voire plus encore.



Relais de chasse en lisière de forêt amazonienne, Février 1844: Il se sentait, petit à petit, mourir. Pas dans son corps, non, car il continuait à se sustenter, bien qu'avec peu d'appétit, à s'entraîner, bien qu'avec peu de conviction, à se laver et se vêtir, bien que par convenance plus que par envie. Mais dans son cœur, dans son âme, il ne ressentait plus rien. Plus de désirs, plus de souhaits, plus de sentiments. Seul Marcus avait encore une emprise sur lui. Ses discussions animées, bien qu'à sens unique, sa compassion, sa tendresse. Tout était réuni pour tenter de le ramener à des idées moins noires. Mais plus rien n'avait d'importance à ses yeux. Il laissait son esprit divaguer, perdre sa conscience de lui-même et s'oublier…

Il n'en pouvait plus, il souffrait depuis trop longtemps de la situation. Il avait accepté que Xavier épouse Anita, car il ne pouvait rien y faire, il avait tenté durant des années de les séparer l'un de l'autre en s’immisçant dans leur vie, dans sa vie. Aucun n'avait trouvé cela étrange qu'il ne les visite qu'à la nuit tombée, dans les soirées mondaines ou dans le privé. Chacun ses excentricités, et les princes en avaient de nombreuses. Ils étaient amis, ils étaient confidents, et il avait longtemps cru que ce serait suffisant pour lui, d'autant plus avec les enjeux… Il était risqué de l'impliquer, et il savait d'avance qu'il souffrirait le jour où le temps l'emporterait loin de lui, alors que son onde l'effleurerait sans le toucher. Il ne pouvait plus. Il l'avait forgé, reconstruit, quand il ne lui restait plus rien, quand il avait cru tout perdre. Une fois déjà. Cependant, il s'agissait de la mort d'un être aimé. Et ce cruel sentiment, alors qu'il jubilait et pleurait tout à la fois... Peut-être l'accepterait-il par dépit, en ces circonstances. Se jetant dans la dépravation pour oublier un peu sa souffrance. Ce serait un nouveau coup à ce cœur mort qui ne battait plus depuis longtemps, mais il était désespéré, et l'avoir corps sans âme valait mieux que de ne pas l'avoir du tout, et risquer de le perdre. Il le sauverait coûte que coûte, le défendrait becs et ongles. A la mort à la mort, pour ceux qui n'avaient déjà plus de vie...

Même lieu, Quelques nuits plus tard: Il s'était laissé tenter, il s'était laissé sombrer. Il ignorait pourquoi, bien qu'il eût toujours été fasciné par le sublime jeune homme. Mais il ne sentait plus rien, et avait tellement soif de sensations, de vie, de sentiments. Il n'avait jamais été languide ou léthargique, toujours passionné et dévoué, et cette situation dans laquelle il se complaisait était une épreuve en soi, une punition, celle de se laisser mourir pour tenter de se pardonner. Défi, combat, impossibles à gagner. Cependant, quelque part, il avait surtout été touché par le désespoir si manifeste de Marcus. Il le connaissait, ce sentiment, l'avait vu dans son propre reflet des années auparavant, chaque fois qu'il regardait Anita. Par-dessus tout, cette attention était flatteuse, pour lui qui avait tant souffert de l'abandon de ses parents, et de sa déchéance.

La sensation avait d'abord été purement physique, et il devait avouer qu'il ne s'était pas attendu à ressentir à ce point, à nouveau. La clef, songeait-il, était sa confiance absolue en Marcus. La soie de sa peau un peu froide sous ses doigts, le velours de sa voix, de son souffle court, résonnant à son oreille, le froissement des draps contre ses paumes délicates, la caresse de ses cheveux sur son corps… La chaleur de la passion, le battement frénétique de… La joue posée sur sa poitrine nue, l'absence de rythme caractéristique commença à lui paraître de plus en plus assourdissante à mesure que les affres de la jouissance le laissaient pantelant et repu. Un sentiment d'angoisse diffus commença à l'envahir, alors que se confrontaient en lui le silence étouffant de ce cœur et le souffle frais qui caressait sa joue à intervalles réguliers.

Il se redressa partiellement, l'interrogation brûlant dans son regard, bordée d'un début de panique. A quoi, au juste, faisait-il face exactement ? Que se passait-il ? Il avait tant de questions à lui poser, mais il se sentit serré contre le corps à nouveau frais de Marcus. Pourquoi, et qui.. ? Les mains liées, il ne pouvait demander, ne pouvait s'exprimer. Il tenta de se débattre, mais fut confronté à une force bien plus grande que la sienne, contre laquelle il ne pouvait lutter. Et dans son oreilles se déversèrent les paroles les plus absurdes qu'il eût jamais entendues alors qu'il était contraint, impuissant, de les écouter. Incohérences et absurdités à propos de surnaturel, de vampires. Tout ce qu'il retint était l'amour. Petit à petit, alors qu'il sentait les larmes de l'italien couler le long de sa peau, il commença à fléchir. Il comprenait les folies du cœur, ce qu'elles poussaient à faire, comme elles transcendaient les limites de la morale et de la vérité. Il n'y croyait toujours pas vraiment, mais il ne lui en voulait pas, ne lui en voulait plus. Il en vint même à le rassurer pendant que résonnait une litanie infinie d'excuses chuchotées d'une voix suppliante. Il était si inquiet pour son bel amant que la douleur fulgurante à laquelle succéda un plaisir incommensurable fut une véritable surprise. La morsure l'amena rapidement au paroxysme, avant qu'il ne sente lentement ses forces l'abandonner. Sa vision se voila de noir, ses mains retombèrent, inertes, sur le matelas de plumes, chaque geste lui semblant d'une difficulté insurmontable. Il lui semblait se trouver à nouveau dans sa chambre, au sanatorium, incapable de se mouvoir, ses yeux vides fixés sur la mer agitée. Mais au lieu de se tourner vers un livre ou une connaissance, de s'y agripper avec toute la force de son esprit éteint, il se sentait sombrer plus encore, plus loin, les ténèbres l'engloutissant. Terrifié, son souffle se fit de plus en plus court, de moins en moins profond, avant de s'arrêter définitivement, suivi de près par les battements assourdissants de son cœur aussi affolé qu'un oiseau dans une cage trop étroite.


Europe, 1914: Il avait dit vrai. En tout, il avait dit vrai. Cela avait été dur de créditer ses propos, et pourtant, les ayant lui-même vécus et certifiés, il ne pouvait en être que convaincu. Il se souvenait encore avec délectation, désormais, du premier hurlement qui s'était échappé de sa gorge lorsqu'il était revenu à lui, plus mort que vif. Une renaissance. C'était ironique, en un sens. Qu'il soit mort, et que cela l'ait délivré. Marcus y avait contribué également. Il l'avait haï, l'avait fui, et avait fini par revenir en courant vers lui, en se rendant compte du sacrifice, de la difficulté que cela avait été pour lui. Et surtout, en comprenant les sentiments qu'il lui avait toujours cachés. Il avait été amoureux de l'amour que le vampire italien avait pour lui, tout du moins au début. Il était tellement effrayé que ç'avait été une assurance de n'être pas abandonné, et à un moindre prix. Puis sa peine s'était amoindrie, les sables du temps l'avait recouverte, jusqu'à ce que ses sentiments soient réciproques. Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, et la vie, la mort, n'avait jamais été aussi belle.

S'il laissait de côté le deuil lancinant qui l'accompagnait. Car non content d'avoir perdu Anita, Isabella, et Sofia, tous ses frères et sœurs avaient fini par succomber, notamment Pierre, après tant et tant d'années, où il l'avait suivi, aidé, accompagné, admiré dans l'ombre. Il avait été un meilleur empereur que lui aurait jamais pu l'être. Il l'avait même suivi dans son exil, jusqu'en Espagne. Il avait fait sienne ses valeurs, son pacifisme, sa diplomatie, son amour pour sa terre et son peuple. Le couple avait fini par avoir des divergences d'opinion à ce sujet, et son Sire l'avait quitté, après une dispute qui avait fait trembler les murs de leur demeure, peu de temps avant de succomber à la Bête et d'être exécuté par la Guilde. Une nouvelle perte, une nouvelle chute en avant. Il parvint, cette fois, à se raccrocher aux souvenirs et à cette conviction profonde, se jetant à corps perdu dans les arts. Puis la guerre éclata, et elle fut un exutoire bienvenu. Il se glissa dans les tranchées, dans les batailles, savourant le frisson de la guerre, chaque fois qu'il en eut l'occasion. La violence du conflit lui permettait, un temps au moins, d'oublier ses déboires sentimentaux, de profiter simplement de l'existence qui lui avait été offerte, de céder, un peu au moins, à cette Bête exultante qui rugissait au fond de lui.


Londres, 2010: Être un vampire n'avait jamais ralenti son penchant naturel pour les passions en tous genres. Il jouait encore du violon avec toute son âme, ou ce qu'il en restait, mettait tout son cœur dans l'apprentissage d'une langue, et aimait avec tout ce qu'il avait. Son corps, beaucoup, mais pas uniquement. Et toujours il avait lutté, faisant son maximum pour retenir la Bête. Il avait véritablement tenté, encore et encore, de paraître le plus humain possible. De vivre avec eux, de les regarder vieillir et mourir, forcé de les quitter avant la fin pour qu'ils ne découvrent jamais son secret. Il devait avouer n'avoir jamais compris le fonctionnement de cette hypnose que d'autres pratiquaient avec tant de libéralités. Lui-même n'y parvenait que peu ou prou. Cependant, il parvenait à… Il ne souhaitait pas y songer, n'avait que rarement aimé ce qu'il avait découvert. Le passé était secret et aurait dû le rester pour tous.

Jusqu'au jour où il avait découvert que son épouse le trompait, de cette même façon. Qu'elle était… qu'elle soupçonnait quelque chose. Qu'elle souhaitait voir sa fin. Alors quelque chose avait simplement lâché, en lui. Craqué. Son monde s'était effondré. Et la Bête avait fini de ronger ses liens. Il l'avait sentie rugir. Il ne se souvenait qu'à peine de ce qui était advenu par la suite. Juste de son sang, si chaud, si sucré, dans sa gorge, de ses entrailles gluantes coulant entre ses doigts, de ses os, si blancs au milieu de cette masse sanguinolente. Il s'en gorgeait, encore et encore, caressant avec tendresse la lourde masse bouclée de sa chevelure, alors même qu'il déchirait sa peau férocement de l'autre main. Le jour où il avait compris qu'il ne servait à rien de suivre ces préceptes pour lesquels son frère était mort. Le moment où il avait senti qu'il y avait tant et plus dans sa condition. Se nourrir, vivre, et cesser de souffrir pour ces amours incompris, incomplets, inassouvis, parfois. Mais quelque part, au fond de lui, une autre personne, un autre lui, hurlait et se débattait, pleurant de terreur.

C'était dans cet état d'esprit qu'il était arrivé à Londres, après des dizaines d'années à vivre dans la débauche la plus totale. Il apprenait cependant, lentement mais sûrement, au prix d'un grand effort, de grandes souffrances parfois, à se contrôler, à cause de cette maudite puce. Il s'était mutilé pour résister, s'était enchaîné, avait détruit un nombre incalculable de demeures dans des rages qu'il ne pouvait contenir. Mais il lui arrivait encore de céder… Il faisait alors des choses stupides, comme se retrouver devant ce parterre d'artistes en herbe, ses cheveux d'un blond vénitien s'écoulant en douce cascade le long de son dos, encadrant son fin visage sculpté et rasé de frais, son regard turquoise à demi dissimulé par ses paupières, observant comme un prédateur celui qui pourrait convenir à ses desseins, alors qu'il retirait un à un ses vêtements. Il le repéra et prit la pose, sans le lâcher des yeux, le blondinet qui sentait autant la mort que lui. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus goûté à un vampire, et à un homme non plus. Les époques changeaient, c'était devenu monnaie courante, désormais. Il lui adressa un sourire engageant et sut qu'il le reverrait à la fin de la séance… Thomas.

Ce ne fut certes pas une grande histoire d'amour, ou même une histoire tout court. Il ne s'agissait que de plaisir de la chair, pour eux. Et de discussions. Et d'art. Tant de choses qu'il n'évoquait plus. Cette vie, cette mort, cet état intermédiaire de stagnation et de débauche, était particulièrement solitaire, en un sens, bien qu'il eût mêlé son corps avec un grand nombre d'autres. Manquait une dimension non métaphysique, mais autre que physique, simplement intellectuelle, si non morale. Ce fut, fort probablement, cette rencontre qui enclencha la dernière phase de son retour à l'être qu'il avait été, cette fois non plus par contrainte vis-à-vis de sa puce, mais véritablement par conviction, dans la poursuite des valeurs humaines, si terriblement humaines, et surtout humanistes, de Pierre.


Saint-Pétersbourg, Janvier 2019: Les valeurs n'étaient pas toujours tout, face à la menace mondiale, et surtout, face à des hommes qu'il fallait aider mais qui ne s'aidaient pas eux-mêmes. Les attentats avaient fait place à une guerre larvée, et surtout, à un monde de la nuit tirant avantage des déboires de l'humanité. Comme elle le faisait toujours. Période bénie, en un sens, qui lui permettait de se nourrir sans trop de contraintes. Il s'était rapproché du Prince de Saint-Pétersbourg, dont les idées, étonnamment, se rapprochaient des siennes. Velléités de paix, de rapprochement, de protection. Un jeune Prince, toutes proportions gardées, qui souhaitait s'entourer de personnes partageant ses points de vue, plutôt que sur la base d'une ancienneté qui pouvait être synonyme de fermeture d'esprit. Silvano (il avait abandonné le nom de Xavier comme une renaissance, la troisième chance qui lui était offerte, un nouveau départ) était donc devenu Conseiller, par vertu de sa volonté à rapprocher les peuples. Il s'était fait porte-parole, usant de douceur s'il s'agissait du langage à parler, de force lorsque cela était nécessaire. Un diplomate en période de guerre. Ils durent, à eux quatre, Alexeï, Timov, Zandra et lui, le Prince et ses Conseillers, presque décimer la population de leur ville pour faire comprendre à tous que le secret était toujours de mise, et que les représailles envers les familles de Lycans qui fuyaient la guerre étaient à proscrire. De la même façon, la chasse aux vampires n'était pas plus acceptée s'ils n'avaient enfreint la Loi du Prince. C'était une lutte de tous les instants, en réalité, à louvoyer entre les factions, mais Silvano s'y découvrit une vocation. Armé de ses seules paroles et convictions, il tentait d'aplanir les relations et de faire régner l'harmonie. Pierre, il songeait parfois, aurait été fier de lui…


Même lieu, 2030: Le nuage de pollution l'empêchait d'admirer les étoiles comme à l'époque de sa jeunesse. Mais il lui permettait également de vivre la journée. Une journée certes toutes relative, et pourtant une amélioration de sa condition. Le coup porté aux Hunters Russes, cependant, fut des plus rudes, habitués qu'ils étaient à l'air pur et à la neige. Leurs ressources financières avaient déjà été entamées, et ils avaient refusé obstinément l'aide offerte par le Conseil. Cette fois, cependant, ils furent contraints à se replier sur leur noyau dur pour lécher leurs plaies alors que les vampires les plus hardis n'hésitaient pas à profiter de la situation pour se laisser aller, songeant que personne ne pourrait les punir. Alexeï monta alors une sorte de VII à la Russe, une police vampirique destinée à ses propres sujets. Et dont Silvano fut le chef, à sa grande stupéfaction. Il était si dur, encore maintenant, de lutter. Non contre la Bête, cela était désormais bien moins contraignant, mais contre lui-même. Contre ce désir et cette envie qu'il ressentait parfois d'user de la violence comme catharsis à ses propres démons intérieurs, à ses manquements multiples et variés. Jusqu'à un putsch. Ses hommes avaient agi sans le prévenir, sans son assentiment. Il avait lutté autant qu'il l'avait pu, achevant tant et plus de vampires, échouant, une fois encore, à sauver celui qu'il aimait, et à qui il ne l'avait jamais avoué. Trouvant miraculeusement refuge chez l'un des Hunters, dévasté, et il fut une nouvelle fois tenté de sombrer dans le désespoir. Ce à quoi lui fut répondu qu'il pouvait toujours faire vivre la mémoire d'Alexeï à travers son œuvre, et que le VII pouvait l'aider.


Londres, locaux du VII, Décembre 2068: Il était facile d'abandonner, et bien plus complexe de vivre pour ses convictions ou celles d'un autre. Blackwidow et Abel lui avaient offert cette possibilité. Et par-dessus tout, il ne souhaitait pas qu'ils puissent regretter leur choix...

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Master of London

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MessageSujet: Re: Silvano De Bragance [Vampire du VII - Terminé]   Sam 28 Mar - 10:21

C'est un personnage très intéressant que ce Silvano !

Et même si la fiche est longue (héhé), elle était néanmoins agréable à lire.
Nous avons mis un peu de temps à tout relire (plusieurs fois) pour être bien sûrs de ne pas faire d'erreur et voici ce que nous avons relevé :

Citation :
cela lui fait terriblement peur, car il sait ce que la bête et la Bête peuvent lui faire faire
=> Nous n'avons pas trop compris cette histoire de double bête. Peut-être manque-t-il un bout de phrase ? Si tu pouvais éclairer nos lanternes ^^


Citation :
Silvano possède un manoir du côté de Notting Hill, avec armée de serviteurs et garage de Rolls Royce et Jaguars en tous genres. Il possède une demeure au Brésil, où il ne se rend jamais, et un haras dans la campagne écossaise.
=> Nous nous sommes demandé d'où lui venaient toutes ces possessions. Héritage de famille pour le domaine au Brésil ? Si oui, comment aurait-il pu en hériter puisqu'il est sensé être mort depuis des années ? S'il a acquis l'ensemble par lui-même, d'où lui vient cet argent ?


Citation :
A son jeune âge, il parlait déjà couramment le grec et le latin, le portugais et le français. Il lisait presque tous ces dialectes également. Presque.
=> Alors nous ne sommes pas des experts en la matière, mais 3 langues + langue maternelle, nous semble un peu beaucoup pour un enfant de 7 ans. Sur quoi t'es-tu basée exactement ? (C'est juste une question de cohérence hein ^^)


Citation :
Rio de Janeiro, Manoir de la Maison de Bragance, Juillet 1840:[...]Pierre avait bien vu son attirance pour la demoiselle, et malgré la charge de travail qui lui incombait déjà, il avait pris sur lui d'arranger cette union, comme une surprise pour celui qui n'était déjà jamais parvenu à se faire pardonner pour son abandon. Une dette s'ajoutant à une dette. Cependant, il voyait bien que la charge finissait par l'accaparer, et qu'il la ressentait moins comme une contrainte, l'acceptant et l'embrassant.
=> Nous n'avons pas bien compris cette histoire d'abandon et de dette avec son frère. Peux-tu nous éclairer ?


Citation :
Sanatorium de bord de mer, Décembre 1831:
=> Le sanatorium est un lieu de traitement des tuberculeux. Est-ce vraiment le bon mot ? Nous pensons plutôt que tu voulais parler d'une sorte de maison de repos pour sa convalescence, non ? Ou alors Silvano est tuberculeux mais ce n'est indiqué nulle part.


Citation :
Alexeï, Timov, Zandra
=>nous supposons que Alexei est le Prince de St Petersbourg, et Timov et Zandra ses conseillers ? Exact ? xD

Le reste concerne des questions dans les grandes lignes :

• La mort de sa femme et de ses enfants : tu es restée très évasive à ce sujet, est-ce une volonté de conserver le secret de leur mort ? Si non, comment sont-ils morts exactement ?

• La puce et sa Bête : A-t-il cédé ? Cède-t-il encore ? Comment ça se passe avec le Conseil et le VII ? Sa puce fonctionne-t-elle bien ? Est-ce parce qu'elle est défectueuse qu'il n'a pas été repéré ? Je pense notamment à ton texte concernant la rousse "qu'il dévore" et qui donne l'impression d'un abandon à la Bête.
Nous souhaiterions quelques éclaircissements sur son rapport à la Bête et le fait qu'il n'a jamais été inquiété par la Guilde ou le VII.

• Sa famille : Comment a-t-il fait avec sa famille ? S'est-il fait passer pour mort ? Il dit avoir suivi et soutenu son frère très longtemps jusqu'à son retour en Espagne, etc. Comment a-t-il expliqué le fait qu'il ne vieillissait pas ? Et que Marcus ne vieillissait pas ? Se sont-il affichés comme couple ?


Voilà ! Dans l'ensemble, juste des points à éclaircir afin que nous puissions vraiment cerner ce personnage fort intéressant et complexe ( mais qui, pensons-nous, sera un régal à incarner^^)
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Lucy Belascain
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MessageSujet: Re: Silvano De Bragance [Vampire du VII - Terminé]   Dim 29 Mar - 18:15

Je réponds avec Lucy parce que c'est elle qui est connectée et que ça ne change pas grand-chose =)

(Rien à voir, mais j'ai un gros souci avec le lecteur de musique, il est vraiment en plein milieu de l'écran et il me suit partout...>.<)

Donc, dans l'ordre :

Ce qu'il appelle la bête avec un petit "b", c'est juste sa partie sombre, et son goût pour la violence. Il tente de se dissocier de cet aspect de lui-même en le personnalisant et en le diabolisant quelque peu. Et la Bête est celle du vampire, tout simplement =)

Pour les possessions, ce ne sont pas des héritages, ce sont bel et bien des demeures qu'il a acquises au fil de ses longues années d'existence. Il est effectivement plein aux as même s'il ne s'en vante pas. Il a participé à de nombreuses entreprises au fil des ans, et il a également réussi à remettre la main sur une partie de l'argent qui lui était due.

Alors, pour les langues, grand débat, n'est-ce pas? C'est très rabelaisien, comme point de vue. Mais le fait est que, dans la noblesse, il était fréquent que les enfants parlent de nombreuses langues parce que, justement, ils apprenaient très jeunes, et avaient des serviteurs et des précepteurs avec qui ils pouvaient échanger. Et le fait est qu'il ne sait pas les lire, juste les parler. Si vraiment ça gêne, j'en enlèverai, mais trois a minima, ça ne me choquerait pas.

L'histoire de la dette, c'est juste une affaire de point de vue. En fait, Silvano considère qu'en perdant la voix, il a forcé son frère a emprunter un chemin qu'il n'aurait jamais dû emprunter, et il considère qu'il l'a abandonné à un destin qui n'aurait pas dû être le sien. C'est également ce qu'il appelle une dette, parce qu'il estime qu'il ne pourra jamais se racheter suffisamment auprès de lui.

Effectivement, mauvais choix de terme, je changerai cette histoire de sanatorium.

Alexeï est effectivement le Prince, et je trouvais plus sympa de donner des noms aux autres, mais si ça semble dérangeant de ne les évoquer qu'une fois, je changerai.

Les questions plus générales, maintenant :

La mort de la femme et des enfants... En fait, j'ai pensé à tout, depuis l'attaque de bandits, jusqu'au fait que Marcus puisse les avoir assassinés pour enfin réussir à avoir Silvano. Comme je n'ai pas réussi à faire mon choix, je ne l'ai pas évoqué, et je suis partie du principe que Silvano n'avait jamais appris la vérité.

Une rousse? Sa femme? Je me suis dit que ce serait arrivé dans le laps de temps entre 1914 et 2010 où il n'avait pas encore de puce xD
Oui, je sais, je louvoie un peu, mais qu'il ait été si près de céder au moins une fois me paraissait très important pour le personnage. Sa puce n'est pas du tout défectueuse, il ne cède plus depuis, même s'il en a été très proche. Il a déjà eu quelques menus ennuis avec le Conseil en Russie, mais Alexeï l'a beaucoup aidé à apprendre à exercer un contrôle bien plus ferme sur sa Bête. Et la Guilde Russe a laissé passé deux-trois fois par complaisance (s'pas bien Oo) quand il avait presque cédé en balançant le bien qu'il faisait en tant que diplomate. Depuis qu'il est à Londres, il est très sage, en revanche.

Pour sa famille... Eh bien, il est effectivement passé pour mort. Tué dans le drame qui a coûté la vie à sa femme et sa fille. Un peu de bidouillage et d'hypnose pour boucler le tout, et voilà (c'est Marcus qui a fait ça, parce que Sisi est un peu pourri en hypnose xD). Il a fait de son frère son filleul, en fait, l'aidant dans l'ombre. Je ne pensais pas que ça poserait problème, en fait, vu que la possibilité était offerte, mais je peux le préciser si besoin =)

J'espère que ça vous plaira \o/


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MessageSujet: Re: Silvano De Bragance [Vampire du VII - Terminé]   Dim 29 Mar - 20:31

Merci donc pour toutes ces précisions, c'est bien plus clair.

Concernant Alexeï, Zandra et Timov c'est pas un soucis, tu peux les laisser c'est juste que nul part tu n'avais expliqué qui ils étaient exactement, du coup nous l'avons déduit mais ce ne fut pas une mince affaire :p

Dans l'ensemble, tes réponses sont satisfaisantes, nous te laissons le soin de modifier le sanatorium et te validerons juste après.
Mais comme tu pars en vacances pour deux semaines, ça se fera surement à ton retour ^^
(Pour l'histoire du lecteur c'est en cours également, j'espère que d'ici ton retour, ce sera réglé)
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Silvano De Bragance
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MessageSujet: Re: Silvano De Bragance [Vampire du VII - Terminé]   Dim 29 Mar - 21:09

Ont été modifiées les quelques petites choses évoquées (le sanatorium, en fait), et j'ai précisé qui étaient Timov et Zandra. S'il faut modifier d'autres choses, n'hésitez pas.

Pour les vacances, je préciserai, mais finalement, je vais avoir internet, donc je pourrai me connecter au moins dimanche prochain (\o/).

Merci encore pour ces remarques!
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MessageSujet: Re: Silvano De Bragance [Vampire du VII - Terminé]   Dim 29 Mar - 21:21

Merci pour les modifications effectuées! De ce fait nous n'avons plus rien à dire!

   
Félicitations pour ta validation !

   

   Tu peux désormais te lancer dans le jeu, nous te rappelons cependant que :

   - Même s'il n'y a pas de limite de RP simultanés, tâche d'être cohérent et maître de tes capacités à pouvoir répondre à tes partenaires ;
   - Tu peux lancer un Rp libre et attendre que quelqu'un te réponde ou bien faire une demande dans la section appropriée ici ;
   - Tu peux également te servir des missions disponibles pour ton premier Rp si tu es membre du VII, plus d'informations ici ;
   - N'oublie pas de remplir ton carnet de bord et ta fiche de liens au fur et à mesure de ta progression dans le jeu. Cela permet aux autres joueurs de voir où tu en es ;
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Silvano De Bragance [Vampire du VII - Terminé]

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